La nature de la réalité

Au-delà de soi : dévoiler la réalité

La vraie réalité ne se révèle pas par l’adhésion à une quelconque entité ou idéologie, mais par l’évanescence de soi. Imaginez ceci – un ancien sage, rayonnant de sagesse à travers son regard, articulant la beauté intrinsèque dans la vérité. Sa motivation n’est rien d’autre qu’une pure affection et compassion, semblable à une fleur épanouie, qui répand son parfum sans agenda. La fleur ne remet pas en question son existence, elle est tout simplement. De même, transmettre la beauté et la vérité trouvées dans la réalité jaillit naturellement du cœur de l’existence.

L’art d’apprendre par l’observation pure

Dans un monde enchevêtré d’ambitions et de responsabilités, l’apprentissage passe souvent au second plan. L’apprentissage d’une personne ne doit pas se limiter à la collecte d’informations ; il s’agit d’une observation fine sans être enchaîné par la mémoire. Nous sommes devenus aptes à gagner notre vie, mais nous sommes affamés de la vie elle-même. Nos vies sont tellement occupées que nous ne laissons aucune place pour explorer l’essence de la vie . La vraie vie se situe au-delà des activités banales de la vie quotidienne et exige une attention sincère.

La puissance du calme et de la vigilance

Dans un monde bruyant et chaotique, la quiétude intérieure n’est pas seulement affaire de silence ; il s’agit de libérer l’esprit des réactions grâce à une vigilance intense. Un esprit vraiment calme est non seulement dépourvu de la clameur extérieure, mais aussi très sensible et réceptif. Il n’est pas paralysé par les émotions ou rabougri par le conformisme social. L’immobilité de l’esprit est un océan indompté qui attend d’être exploré, et de cette immobilité émergent des possibilités infinies.

L’essence de la méditation : la conscience sans choix

Contrairement à la croyance populaire, la méditation ne consiste pas uniquement à s’asseoir les jambes croisées et à fermer les yeux. Il s’agit de cultiver la conscience – une conscience qui imprègne tous les aspects de votre vie. Que vous marchiez dans la rue, que vous travailliez ou que vous interagissiez avec quelqu’un, la méditation consiste à être conscient sans choix de votre environnement et de votre propre fonctionnement intérieur. Cette prise de conscience accrue vous permet de discerner et de vous libérer des nombreuses influences qui bombardent continuellement votre conscience.

L’illusion du plus : un piège sociétal

La société fonctionne sur le principe du « plus ». Plus de richesse, plus de succès, plus de vertu. Cependant, cette quête incessante de plus est ce qui nous enchaîne aux normes sociétales. Nous faisons partie d’un collectif conditionné par l’envie et l’acquisition. La véritable émancipation consiste à comprendre et à se libérer de cette soif incessante du « plus ». Seul un esprit qui n’est pas lié aux chaînes de la société peut agir sur elle sans retomber dans les schémas mêmes qu’il cherche à changer .

Transcender la peur du vide et de la solitude

Souvent, les humains s’accrochent à des sources externes de divertissement et d’attachement pour échapper au vide intérieur.

Si mon existence dépend du divertissement, alors je ne suis pas vraiment humain mais simplement une machine superficielle. Si je rejette toutes les formes de divertissement, y compris religieux, politiques et les spectacles créés par la société, que reste-t-il ? C’est mon propre vide. La réalisation du vide intérieur peut être effrayante, conduisant à un attachement plus fort aux attachements mondains.

Mais si je m’abstiens de m’enfuir et que je lui fais face directement, sans déformation ni tentative de dissimulation, sans essayer de combler le vide, alors je peux vraiment l’observer.

Lorsque j’observe sans la présence d’un observateur, je deviens un avec ce vide. Le vide n’est pas séparé de moi ; c’est moi. L’observateur fait aussi partie de ce vide. Dans cet état, il n’est pas nécessaire de s’en éloigner, car toute tentative en ce sens ne serait qu’une autre forme d’évasion ou de divertissement. L’esprit reste avec le vide sans devenir anxieux. Il ne devient anxieux que lorsqu’il essaie de le fuir. Ainsi, il peut rester avec le vide, sans penser : « Je dois le changer, je dois le remplir ». Et dans cet état, lorsqu’il y a un vide sans la présence d’un observateur cherchant à contrôler, une énorme transformation se produit. Le vide n’est plus vide. Par conséquent, la peur disparaît et le besoin de plaisir et de divertissement prend fin.

Une existence harmonieuse : la bonté au-delà de l’opposition

La perception traditionnelle du bien l’oppose au mal. Cependant, la vraie bonté n’a pas d’opposé. C’est un état d’être qui se manifeste par des actions et des relations sans les conflits ou la violence associés à l’opposition. La bonté n’est pas un effort calculé. Il coule naturellement quand on nie tout ce qui n’est pas bon, et cette négation n’est pas née de la lutte mais de la compréhension.

Intemporalité et mots : une profondeur insondable

Imaginez-vous assis sur un rocher, entouré par la pureté de la nature ; le ciel sans fin, les déserts, l’herbe et les fleurs épanouies. En ce moment, les mots deviennent futiles, car l’immensité de la vie ne peut se limiter au langage humain. C’est alors que vous transcendez les barrières du temps, pour toucher un espace qui est au-delà des mots – une existence intemporelle. La réalisation de la beauté illimitée de la vie apporte un sentiment de joie incommensurable , qui ne peut être entaché par les tribulations de l’existence quotidienne.

Unité dans la diversité : la tapisserie de la vie

La vie, dans sa forme la plus vraie, est une merveilleuse tapisserie tissée à partir d’innombrables fils de diversité. Ces fils sont la myriade d’ expériences , de cultures, de perspectives et de modes de vie qui composent notre monde. La vraie réalité implique d’embrasser cette diversité de tout cœur. Plutôt que d’affirmer sa supériorité ou de cultiver la division, il faut prendre conscience que l’essence de la vie réside dans la coexistence harmonieuse de ses multiples facettes. C’est dans cette unité que le potentiel illimité de la vie et de la civilisation humaine est libéré.

La danse cosmique : un jeu d’ordre et de chaos

L’univers est en mouvement constant. C’est une interaction sans fin entre l’ordre et le chaos, la création et la destruction. Les étoiles, les planètes et les galaxies sont engagées dans une éternelle danse cosmique. Dans cette gran dios ité, la vie humaine peut sembler infinitésimale, pourtant elle fait intrinsèquement partie de ce ballet cosmique. En comprenant cela, on transcende les limites de l’ego humain et on saisit l’interdépendance impressionnante de toutes choses. Le cœur commence à résonner avec l’univers, et dans cette résonance, la cacophonie du banal se dissipe.

Affection : la quintessence de la connexion humaine

Au cœur de l’existence humaine se trouve la capacité d’affection. C’est ce qui unit les individus à travers les abîmes des différences. L’affection n’est pas simplement une réponse émotionnelle, mais une compréhension intrinsèque de l’interdépendance de toute vie. C’est par l’affection que l’on peut transcender soi-même et entrer dans une relation avec le monde qui n’est pas fondée sur le gain personnel ou les intérêts acquis, mais sur un souci et une préoccupation authentiques pour le bien-être de tous.

La vraie réalité n’est pas une destination mais un voyage qui se déroule sans cesse. C’est une exploration des profondeurs infinies de l’existence. C’est une symphonie qui joue à travers le silence de l’esprit et l’ouverture du cœur. La vraie réalité transcende les frontières que les humains ont construites autour d’eux-mêmes. Elle n’est pas confinée par des idéologies, des croyances ou des normes sociétales. C’est une étendue incommensurable qui n’est touchée que par l’affection, la conscience et la compréhension de l’interdépendance de toutes choses. C’est la nature sublime de la vraie réalité.

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